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Association pour la Protection et la Réinsertion des Enfants de la Rue

Regard basé sur le droit des enfants Constats et propositions

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Regard basé sur le droit des enfants Constats et propositions


Publié le: 02/Feb/2017 12:39:42
Dernière modification: 02/Feb/2017 16:54:39

Une enquete pour des viols sur mineurs de 15

Très souvent, les organisations de développement élaborent et mettent en exergue de petits projets à courte durée qui ne bénéficient qu'aux besoins d'une minorité d'enfants. La finalité et qu'on ne retrouve ensuite avec des projets non-viables qui ne profitent qu'à une minorité de la population. Parmi ces projets, seuls quelques-uns ont des objectifs visant à mettre les gouvernements face à leurs responsabilités. Les dispositions de la Convention des Nation-Unies relatives aux Droit de l'Enfant et la Charte Africaine des Droits et du Bien-être de l'Enfant de l'Union Africaine sont souvent incomprises des citoyens, des ONG et même de l’État., bien que ce dernier soit le premier responsable de leur mise en application. La réalisation des droits de l'Enfant dépend de la volonté de l'ensemble des responsables, y compris les organisations nationales et les organisations communautaires de base. Il existe une société civile dynamique en Afrique de l'Ouest mais elle a besoin d'être renforcée pour que ses membres deviennent le leaders en matières de défense des Droits de l'enfant. Les organisations de la société civile rencontrent des difficultés pour assurer leur autonomie financière. On note souvent des manquement dans le mode de gestion administrative et financière, qui mettent en échec leur visibilité. Elles doivent élaborer des programmes de renforcement, d'accompagnement et de discutions avec leurs partenaires, dans le but d'améliorer constamment leurs programmes, mais aussi dans le but de les rendre plus performantes en matière de financement et d'administration. Elles doivent pouvoir assurer un rôle de défenseur des Droits Humains en général et particulièrement du Droit des Enfants.

Dans l'ensemble de la sous-région, beaucoup de choses pourraient être faites pour améliorer l'engagement des gouvernements pour les droits de l'enfant. Les ressources de l’État doivent être allouées d'avantage aux services consacrés aux enfants., les lois nationales doivent être mieux harmonisées avec la Convention des Nations Unies relatives aux droits de l'Enfant et la Charte Africaine des Droits et du Bien-être de l'Enfant et les lois et politiques existantes doivent-être mises en application. Les ONG doivent travailler avec ses partenaires pour discuter et faire pression sur les services gouvernementaux au niveau local et national, l'Union Africaine et les donateurs pour obliger à renforcer et améliorer la législation, les politiques et programmes au profit des enfants.

 

Nous proposons aux ONG comme première mesure, d'assurer la formation de ses partenaires sur la Convention des Nations Unies relative aux Droits de l'Enfant et la Charte du Bien-être de l'Enfant, et comment utiliser ces deux instruments pour faire pression sur leurs gouvernements respectifs.

 

Lorsqu'une crise éclate, les services sociaux destinés aux enfants se désagrègent. Dans les pays en conflits des milliers d'enfants vivent sans aucun moyen d'accès aux soins de santé, à une alimentation appropriée ou à l'éducation. Nombre d'entre eux vivent dans la psychose de la violence et des guerres qui les entourent. Les pays qui sont en conflits ou qui viennent tout juste d'en sortir se débattent pour satisfaire les besoins primaires de leurs citoyens, mais malheureusement les droits des enfants ne sont pas considérés comme priorité.

Il faut créer des comités de protection des enfants et former des clubs d'enfants dans les communautés. Ces groupes se retrouvent pour échanger et proposer des solutions aux violations courantes des droits de l'enfant dans leur localité. Les comités servent de lien entre les communautés et les services sociaux publics souvent affaiblis.

 

En situation de conflit, les militaires et les soldats de la paix sont souvent les premier à arriver sur le terrain et les mieux placés pour protéger les enfants contre les abus. Ils sont également en position de force et peuvent être à l'origine de nombreux de ces abus… Dans le monde il y a des exemples de soldats qui usent de leur pouvoir à des fins néfastes pour exploiter des personnes qu'ils sont censés aider. Donc les ONG qui œuvrent ou qui luttent pour le droit des enfants doivent mettre e place des programmes de formations des forces de maintien de la paix, du personnel militaire, et des groupes armés sur les droits et la protection des enfants.

Plusieurs milliers d'enfants sont associés aux forces et aux groupes armés en Afrique de l'Ouest, principalement en Cote d'Ivoire, au Libéria, en Sierra Léone et en Guinée. Il s'agit non seulement de ceux qui servent comme soldats au front mais aussi tous ceux qui travaillent comme cuisiniers, porteurs de message et ceux utilisées à des fins sexuelles. Ces enfants vivent loin de leur famille, ils sont contraints à des conditions dures et dangereuses, à des risques de blessures, à la mort, aux abus sexuels et aux travaux forcés. Ils sont généralement privés d'une alimentation appropriée, d'éducation, de soins sanitaires et de l'affection de leur famille et communauté. Sur ce point, les ONG doivent plaiser auprès des gouvernements européens et africains pour l'augmentation des ressources à long terme des programmes de désarmement, de démobilisation et réintégration des enfants soldats. Ils doivent aussi identifier et aider les enfants une fois démobilisés à réintégrer leur famille et leur communauté.

Les médias sont un puissant instrument pouvant créer, perpétuer et remettre en question des stéréotypes. A travers tout l'Afrique de l'Ouest, les médias évoquent rarement les questions relatives aux enfants. Lorsqu'ils en parlent, les enfants sont présentés comme des victimes ou des délinquants. Les enfant sont rarement consultés et leurs avis ne sont pas reflétés dans les médias non plus. Les médias rendent souvent compte des problèmes des enfants d'une manière qui viole leurs droits. L'intimité des enfants est rarement respectée et l'absence d'éthique dans les reportages à conduit à des discriminations dans le passé. Les organisations des défenses des Droits des enfants ainsi que les association religieuses doivent travailler avec les journalistes afin de les former à recueillir les opinions des enfants tout en respectant les règles d'éthique et en s'en faisant les garants dans leur travail. Il faut envisager de travailler avec les écoles de formation au journalisme pour qu'un module sur les droits de l'enfant soit introduit dans les programmes.

 

On rencontre des cas de violence contre les enfants tous les jours et partout à travers le monde. En Afrique de l'Ouest les types de violences contres les enfants les plus fréquents sont : le châtiment corporel et les punitions humiliantes en milieu scolaire, les violences sexuelles, l'exploitation des enfants travailleurs, les pratiques traditionnelles néfastes tels que les mutilations génitales féminines et les mariages précoces et forcés.

 

 

Dans beaucoup de pays d'Afrique de l'Ouest, la plupart des mendiants que l'on retrouve dans les rues sont des enfants de la rue, certains fréquentent les écoles coraniques dont les maîtres exigent que les enfants mendient pour leur nourriture et ramènent de l'argent pour entretenir les maîtres. Ces enfants sont le plus souvent originaires de famille très pauvres. Ils sont envoyés à l'école coranique pour apprendre l'islam, être formés sur les difficultés de la vie et pour être pris en charge, car leurs familles n'ont pas les moyens de les envoyer à l'école formelle et de les loger. Malheureusement ces enfants sont souvent sous-alimentés, exploités et négligés. Il faut que les acteur des droits de l'enfant analysent la situation de ces enfants avec lucidité, et proposent des solutions. Il faut également que les organisations nationales collaborent avec les écoles coraniques de sorte à les amener à observer les normes minimales et permettre aux enfants d'apprendre à lire et à écrire, de se reposer normalement et de s'adonner à des loisirs. Il faut également que les écoles coraniques soient réglementées, au grand bénéfice des enfants. Celles où les enfants sont maltraités ou celles qui ne correspondent pas aux normes pourraient être réorganisées pour créer un environnement sain où les enfants pourront apprendre à lire et à écrire, et à vivre normalement en prenant le temps de se reposer et de se divertir. Ils ne seraient plus contraints de mendier. Les enfants en situation les plus difficiles, sont ceux dont les droits mêmes les plus élémentaires sont bafoués. Parmi eux, les enfants de la rue.

(Ex : mise en garde des soldats français contre les abus en centre Afrique)